mercredi 19 novembre 2014

Le Projet

Salut les Copains,


Oui, je sais. Je vous entends d'ici: je n'étais plus très active ces derniers temps.
Je poste une ou deux photos à la va vite, j'envoie des statuts inutiles, mais pas de véritable article.

Aujourd'hui, je vous explique pourquoi.

Voyez-vous, je suis le genre de fille qui se lasse vite. Je suis capable de changer de place les meubles une fois par mois. J'ai envie de changer de coupe et de garde robe environ 3 fois par jour (heureusement, ça ne me fait pas ça pour mon mec). Je me vois bien dans un métier, je fais tout pour y arriver, j'y arrive, je kiffe ... et je m'ennuie.
Je pense que j'ai besoin de challenge, de nouveaux projets. Ou alors que je suis chiante, mais je préfère la première option.

Quelques mois avant d'ouvrir ce blog, j'étais cloîtrée dans mon appart, meuglant dans mon canapé qu'il fait trop chaut. Je me sentais seule et incomprise: toutes mes copines à l'utérus intact pensaient que je pouvais encore enchaîner les week end avec 3 heures de sommeil, et les autres n'arrêtaient pas de me dire "bientôt la fin".
Quand j'ai commencé à écrire ici, je me suis dit que ça m'occuperait le temps que ma crevette se pointe (juste avant, j'avais entamé une carrière d'artiste) (je fabriquais des cartes quoi).
Et puis presque 1 an et demi plus tard, me voilà toujours là, à vous raconter mes aventures. Mais surtout vous êtes là, de plus en plus nombreux. Ce blog a alors pris une autre dimension: plus visité, plus référencé, il est devenu ma signature (mais je n'en parle presque pas aux gens que je connais) (j'ai pas trop envie que mon patron puisse calculer la longueur totale de mes poils jambiens mis bout à bout).

A travers vos commentaires et les mails que vous m'envoyez (j'adore ça!), je me suis rendue compte que vous aussi vous étiez seule. Peut-être entourée oui, mais seule avec votre gros ventre ou ce nouveau bébé que vous ne comprenez pas toujours.
J'ai participé dernièrement à la Mum To Be Party qui avait lieu à Marseille, là encore, j'ai pris conscience de cette solitude, ce manque de soirées entre copines, de rigoler et de parler à des gens qui comprennent, sans vous dire que c'est bientôt la fin.

samedi 1 novembre 2014

Quand y'en a marre, y'a un connard

Mes chapons échancrés,


Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet sérieux. Oui, je sais, ici on se marre en général, on rigole de nos jambes façon Chewbacca (seulement nos jambes?) et on déculpabilise de la vaisselle qui déborde, mais aujourd'hui, on a un problème.

J'ai un problème, tu as un problème, elle a un problème.

Ce n'est pas de la conjugaison mais une constatation (la belle rime). C'est vraiment quelque chose qui me dérange, me fait peur et me révolte. Je veux parler de ces regards, tu sais, ceux qui sont sales et te déshabillent, ceux qui te donnent des complexes et font hurler la voix intérieure qui te dit que tu n'aurais jamais dû t'habiller comme ça.
Et pourtant ... Pourtant tu n'avais qu'un jean. Un peu moulant, oui, parce que tu aimes bien que ça serre tes jambes et les affine. Tu n'avais qu'un tee shirt, un peu fluide et léger, celui qui te met en valeur et te fait te sentir bien. Celui qui te donne confiance en toi. Tu avais du rose sur les lèvres aussi, celui qui te donne bonne mine après une dure nuit. Tu marches en croisant les jambes, à l'aise dans tes ballerines, parce que tu as toujours marché comme ça. Parce que tu aimes ce rythme et l'allure que ça te donne. Tu sens qu'on te regarde, parfois. Et tu aimes ça, tu te dis que ces femmes qui t'envient, ces hommes qui te désirent ne savent pas. Non, ils ne savent pas que ce matin, tu étais dans un pyjama troué avec tes chaussettes en doudou. Ils ne savent pas non plus que tu as eu du mal à te mettre ce rose sur les lèvres et que tu as failli sortir en chaussons. Ils ignorent que tu as laissé ton petit bout, celui qui est tout pour toi, avec de la brume dans les yeux. Ils te voient toi, rayonnante, marchant au rythme du son que tes écouteurs soufflent dans tes oreilles.