lundi 31 mars 2014

Le flash-info

Il y a des gens qui pensent que, parce que tu es maman, tu n'as pas d'autre sujet de conversation que les couches et les régurgitations. Il y en a qui croient que, parce que tu es jolie, tu es une coquille vide. Il y a des préjugés partout. Quand tu es "la femme de", c'est parce que t'as pas été foutue d'obtenir un super poste, tu t'es juste contentée d'épouser celui qui l'avait.
Pour toutes ces fois où ta matière grise est remise en question, voilà quelques anecdotes à placer à une vieille aigrie qui se trouvera bien légère tout d'un coup.




samedi 29 mars 2014

Leçon de déco avec un bébé

L'heure est grave les amis, je vous le dit. Il est l'heure de faire un constat. Oui madame, un constat sur l'état de ma maison post-bébé. Et c'est pas joli-joli.

Je vais revenir un mois en arrière. Début mars donc (ça va, on est presque en avril), la crevette avait 3 mois. Trois mois qu'on était rentrés tous les trois à la maison. C'est tellement rapide et long à la fois. Mais je peux te dire une chose, j'avais pas le temps de m'ennuyer. Le rythme changeait tout le temps, elle ne dormait jamais à la même heure, et le biberon je ne t'en parle même pas. Du coup, j'étais un peu (quel doux euphémisme) débordée et mon appart était LÉGÈREMENT bordélique.
Ce qui se traduit par:



  • Des moutons de poussière (mais des jolis) traînent gentiment sous le lit. Et aussi sous le canap, sur les étagères et derrière la télé.


La mite

mercredi 26 mars 2014

Je t'aime, mais...

Avoir un bébé, c'est magique. C'est la plus belle chose qui puisse nous arriver. C'est tellement beau que même sans avoir eu d'enfant, on peut imaginer le bonheur qu'il procure.
Dès l'instant où on nous le pose dans les bras, on ressent un sentiment indescriptible, mélange d'amour inconditionnel et angoisse permanente.

On est mitraillé de questions: est-ce que ça va? est-ce qu'il va bien? tu dois être heureuse. Oui. Oui. Oui.
Oui, mais...
Il y a tellement de pensées contraires qui se bousculent, tellement d'amour et d'impuissance quand il pleure. Tellement d'admiration et de frustration quand on ne sait pas le calmer. Tellement de choses qu'on ne peut pas dire à voix haute, parce qu'on ne peut même pas se le dire à soi.

Quand on est rentrés tous les trois à la maison, on était de nouvelles personnes. La dernière fois qu'on avait passé cette porte ensemble, on était un couple. Aujourd'hui on est parents. Les premiers mois sont durs. Il faut trouver ses marques, reconnaître ses sentiments. Savoir se préserver aussi. C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ose le dire.

dimanche 23 mars 2014

L'art de négocier

La négociation, autrement appelée chantage avec les enfants, est un procédé qui permet d'obtenir ce que l'on veut contre un service. Cette méthode fonctionne avec les bambins, mais aussi avec ton mari, notamment lorsque tu as un bébé.
C'est une façon de monnayer un service, de faire plaisir à condition que tu en profites eux fois plus. Bref, c'est équitable.

En ce moment, on devient des pros de la négo, on envisage même de se lancer dedans professionnellement. Pour toi, j'ai établi un top 10 des négociations les plus fréquemment utilisées, enquête menée par l'institut national des feignasses-profiteuses.
Ce qui suit est un aperçu de nos discussions du moment, liste non exhaustive à compléter si besoin.


1- Si je fais à manger, tu fais la vaisselle.


samedi 22 mars 2014

Vis ma vie de Marseillaise

Si tu ne le sais pas, je te le dis, j'habite à Marseille.
Ce n'est pas vraiment un choix. Disons que c'est le compte en banque qui a décidé pour nous. Avant, on habitait à Aix en Provence (la ville que j'aime tellement que j'écris son nom avec un petit cœur sur le i) sauf que depuis qu'il nous a fallu une chambre en plus, on s'est confrontés au prix du soleil. Comme on n'avait pas trop envie de vendre nos organes pour payer le loyer à temps, on s'est expatriés à Marseille, dans l'hypercentre. Après avoir visité des tas de taudis d'appartements, on en a enfin trouvé un dans lequel on pouvait se projeter, on a signé le bail et le mois suivant on a emménagé.

Au départ, on y était bien, c'était nouveau, on prenait le métro, on pouvait se garer. Et puis petit à petit, on s'est laissé dégoûter de notre quartier pour au final généraliser et ne plus apprécier du tout cette ville.
Je crois que le pire, c'est quand on a annoncé à nos proches qu'on était installés là-bas (alors avec notre entrain de l'époque), les réactions étaient unanimes: "Han, ça va, ça se passe bien?".

Je te propose donc de vivre ma vie de Marseillaise, en (quelques) bons points et (nombreux) mauvais points.


jeudi 20 mars 2014

Ma douceur (Projet 52)

Quand on pense à un accouchement, ce n'est pas le premier mot qui vient à l'esprit. Parmi les récits d'horreur que tu as pu lire sur Doctissimo, tu associerai plus facilement ce moment avec des mots tels que: douleur, déchirement, carnage et massacre au scalpel .
Pour moi, je t'en ai parlé ici, l'accouchement a été un moment magique et ça tombe bien, car le thème du projet 52, c'est la DOUCEUR. Je sais, tu ne vois pas bien le rapport et pourtant il est là, un petit être tout doux qui vivait déjà en toi sans que tu ne le connaisses encore, la douceur de sa peau quand on le pose sur toi, la douceur de son premier cri (pas des suivants), de sa tête qui cherche ton contact pour enfouir son petit nez tout neuf dans ton cou, et te respirer, comme avant.

Une fois ces doux premiers instants passés, entre coliques et constipation, la douceur vient se glisser dans chaque moment du quotidien, il suffit juste de prendre le temps de la voir.



Mais "douceur", c'est aussi un de ses (trop) nombreux surnoms. C'est surtout un de ceux dont je n'ai pas trop honte (et elle non plus) (pas encore), sinon je pourrais te parler de crapouillou, petit rat des bois ou autre pouloulette, et des chansons à base de "p'tit cul poilu".


Laurie, poète

lundi 17 mars 2014

La maïeutique (récit d'horreur outside)

Accoucher quoi, le titre, c'était juste pour craner.
Mon accouchement, je te l'ai déjà un peu raconté ici, et  mais je ne me suis pas trop étalée (t'angoisse pas, je vais pas te mettre une photo de mon placenta).

J'avais envie d'en parler déjà pour fixer mes souvenirs quelques fois un peu flous, mais surtout pour que des futures mamans puissent se rassurer, sans qu'on rajoute à la fin de l'histoire l'habituel "t'inquiètes pas, une fois qu'il est là, on oublie tout" (sous-entendu tu vas morfler ta race quand même). Je vais aussi raconter ce qui ne m'a pas plu dans la façon de faire, pas pour effrayer ou angoisser, mais pour que mon expérience puisse servir à d'autres et éviter qu'elles ne regrettent certains passages de ce moment magique.

Aucun rapport mais ça me fait rire


J'ai fissuré la poche des eaux le 5 décembre à 5h30 du matin. Comme c'était très léger et que j'étais en plein rêve (pas érotique, heureusement) (je me serais prise pour une femme fontaine), je n'étais pas sûre de ce que j'avais senti, peut-être que mon périnée me faisait déjà défaut. Je me suis levée et là, plus de doutes, j'avais le comble du glamour dans ma culotte, j'ai nommé le bouchon muqueux (ne vas pas voir sur google). J'ai réveillé l'Homme qui a dit dans la foulée "je vais être papa" (il était temps qu'il réalise).
On s'est préparés et à 7h30, on arrive à la clinique. Je me fais triturer examiner et après avoir remis ma parole en doute en me certifiant que je m'étais sûrement pissé dessus, la sage-femme est revenue avec le test positif: la poche des eaux avait bien été fissurée, mais la tête de la crevette appuyant sur la sortie, elle n'était pas totalement rompue.

dimanche 16 mars 2014

Nous (c'est le goût) Projet 52

En retard parce que j'ai un peu des journées (et des nuits) bien remplies, voilà ma participation au projet 52.
Je crois que ce sera l'article le plus court de l'histoire de ce blog, simplement parce que la photo parle d'elle-même.
Le thème c'est BLACK AND WHITE.
Je pourrais te parler de racisme, de yin et de yang, mais avec l'Homme, on a eu envie de donner de nos personnes (carrément).

Non je suis pas minuscule, c'est lui qui est grand

Parce qu'au final, le thème, c'est nous.


Laurie, white

samedi 15 mars 2014

Mon régime post-accouchement (connasse inside)

En ce moment, je lis pas mal d'articles sur les astuces de mamans pour perdre du poids et retrouver la ligne, alors j'ai eu envie de m'y mettre aussi. Depuis que j'ai accouché, je surveille de près mon alimentation. Pendant neuf mois, je me suis laissée aller, alors une fois maman, j'ai veillé à manger équilibré: toujours des laitages, du calcium, du magnésium, des protéines.
Je t'ai même préparé une petite fiche à mettre sur ton frigo. Bref, voilà mon secret.




Autant te dire que chez Weight Watchers, mon total de points explose ton score à Candycrush.

Pour la minute connasse, je tiens à te préciser que j'avais pris 20 kilos pendant ma grossesse. Grâce à mon super régime, j'en ai perdu 18.

Tu as envie qu'il m'arrive ça?


Laurie Dukan

J'ai mangé TOUTE ma box (Sponso)

Je ne suis pas du genre à suivre la mode parce que c'est tendance. Si je n'aime pas, je n'utilise pas, et si ça me plait, je me fous de la période à laquelle ce sera "in". Je n'ai pas porté de fluo, je n'ai pas mis de legging avec la dentelle et je n'ai pas recouvert mes toilettes de moumoute léopard (quoi? c'était pas la mode?).
Non, je ne suis pas comme ça, mais quand le phénomène des boxs a vu le jour, j'ai eu envie de me laisser tenter.
J'ai essayé les boxs beauté, créatives, ludiques, utiles, mais la gourmande curieuse que je suis a un penchant pour les boxs culinaires.


J'ai découvert un nouveau site qui m'a beaucoup plu: Eat your box. Chaque mois, ils proposent une box surprise à 20€, mais aussi des boxs thématiques (extra-gourmande, sucrée, Italie...). Quand j'ai reçu la mienne, j'ai dû me contrôler pour ne pas arracher le scotch avec les dents et faire ma danse de la joie au livreur.


mercredi 12 mars 2014

Les principes du dégueuli

Tous autant que nous sommes, on a des préjugés. Toi, moi, ta voisine et même ton chat. Et les préjugés, ça marche comme les principes quand tu as des enfants, tu peux t'asseoir dessus (ou te les mettre dedans, au choix).
Il y a donc tout un tas de choses comme ça qui te dégoûtaient du temps où tu étais une nullipare. Enceinte, tu commençais à te faire à l'idée qu'un jour, toi aussi tu ferais ce genre de choses. Tu trouvais ça dégueu, mais ça, c'était avant d'être maman.



samedi 8 mars 2014

Lettre à mon bébé

Ma petite douceur,


          Comme toutes les petites filles, j'aimais jouer à la poupée. Sauf que j'ai aimé y jouer jusque très tard. J'imaginais toute la vie qui allait avec, un mari, une maison, un travail et des enfants. J'étais heureuse dans ce monde imaginaire, cette bulle d'enfant de laquelle je ne voulais pas sortir.
          Puis, en grandissant, j'ai eu des amoureux. Mais l'amour ne se retrouvait que dans le nom, pas dans la relation. Des parents divorcés et des chéris qui te persuadent qu'avoir des enfants, s'installer signe la fin d'une histoire m'ont fait douter de mes croyances d'enfants. J'en voudrais, mais je m'imaginais que le prix à payer était de les élever seule.


          Quand j'ai rencontré ton papa, j'avais toujours cette envie en moi mais j'essayais de la faire taire, de la retarder au maximum pour obéir aux règles de la société: profiter de ma jeunesse (ça veut dire quoi en fait?), être installée, mariée, avoir un métier stable et des économies. On peut dire qu'on n'a pas attendu tout ça. Et tant mieux, car sinon, tu n'aurais peut-être jamais été là.
Après plusieurs discussions et envies de bébé lancées à la volée, il s'est enfin dit qu'il n'y avait peut-être pas de bon moment. Que c'est toujours le bon moment.
          Le jour où j'ai appris qu'au creux de moi, au plus profond de mon être s'était niché un mélange de notre amour, j'étais la plus heureuse. Enfin. J'allais pouvoir connaître cette relation inexplicable, cet amour inconditionnel. J'allais pouvoir essayer de réussir là où mes parents avaient échoué. J'allais pouvoir y croire, de toute mes forces.
          Pendant ma grossesse, je jonglais entre euphorie, peur, impatience, énergie, angoisse, fatigue. J'avais hâte de te rencontrer et parfois, je me demandais si j'avais bien fait de te réclamer, si ça vaudrait le coup de prendre le risque de perdre mon Homme pour gagner un bébé. Et puis tu es arrivée. Je n'ai plus eu de doutes, plus d'interrogations: je savais que j'avais fait là le meilleur choix de toute ma vie.

vendredi 7 mars 2014

Inconditionnel (Projet 52)

Je ne te le présente plus, c'est l'heure du projet 52.
Cette semaine, le thème c'est PATERNEL.

Comme tu le sais si tu as lu mon article ici, mon paternel à moi est plus un géniteur en fait. Et pour cet article, j'ai choisi de parler de quelque chose que je trouve beau, de la relation que l'Homme a avec notre crevette.
C'est quelque chose que je découvre avec lui, cet amour inconditionnel qu'un père peut aussi avoir.

On dit qu'une image vaut parfois mille mots (si on ne le dit pas, moi je l'invente), et cette photo me fait penser à tout l'amour et la bienveillance qu'il a pour elle.



Comme quelques mots sont parfois agréables à lire, je laisse le principal intéressé parler de ce que ce thème lui inspire (sans lui donner d'indications) (ou si peu).

samedi 1 mars 2014

Mon chat-beauté

Il y a bientôt trois mois, on était en route pour la maternité. Trois mois, nom de dieu.
Quand je la regarde aujourd'hui, j'ai parfois l'impression que ce n'est pas le même bébé qu'à la maternité, celui que je ne connaissais pas encore. On m'a posé un petit être au creux de mon cou. Je pouvais enfin mettre un visage sur ce ventre que j'avais aimé pendant neuf mois. C'était magnifique et déroutant.

Quelques minutes avant d'entrer dans la salle

C'est dur de se dire qu'on ne connaît pas son bébé. On ne sait rien de ses habitudes ni de son caractère. On doit l'apprivoiser. Les débuts ont été difficiles. On a essayé des tas de méthodes différentes pour que les jours se passent au mieux. Et maintenant, trois mois après, j'ai enfin l'impression de connaître mon bébé par cœur. J'ai l'impression aussi d'avoir trouvé les bons gestes, les bons rituels et les bonnes méthodes. Ça fonctionne. Jusqu'au jour où le rythme est chamboulé et qu'on doit tout reprendre à zéro. Rien n'est jamais acquis, et il vaut mieux attendre avant de dire qu'on a réussi.